FORMATION EN DROIT DES ETRANGERS

🔶 L’association Law Sudents With Refugees vous invite à sa première formation de l’année académique 2022-2023

    • Le jeudi 27 octobre 2022 Ă  18h.
    • Campus du Solbosch
    • bâtiment H – Local : 1302

🔶Cette formation s’adresse à toute personne intéressée par le droit belge des étrangers et désirant se familiariser avec certaines notions de base. La formation sera dispensée par des étudiants en droit, mais est accessible à tout public et à toutes les facultés.

🔶Afin de mieux nous organiser, il vous sera demandé de vous inscrire sur un document Google form.

Voici le lien d’inscription

👇 https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccEnS-mKjGHm8fLNLTMSvjpwc4o5CpIuJaGDPKREo0UjKMHQ/viewform

đź“–Au programme :

    1. Quelques définitions
    2. Le principe
    3. La protection internationale
    4. Les différents étapes pour obtenir cette protection internationale
    5. Quelques mots sur la régularisation
    6. La protection temporaire

They care about us

Law Students with refugees prĂ©sente : « They care about us » . Un reportage de First Move productions, Civis et financĂ© par l’Union EuropĂ©enne.

IMMIGRATION & SOLIDARITE :
QUELLE PLACE POUR L’ENGAGEMENT CITOYEN ?

Diffusion du reportage suivi d’une discussion sur l’engagement citoyen autour de la cause migratoire suivi d’un drink au hall DC2.

Quand ?                       6 octobre Ă  18H00

OĂą ?     ULB Solbosch – Local S.DC2.223

Exposition photo : la vie dans les camps de réfugiés par Abdulazez Dukhan

🔶Du 28 mars au 2 avril, l’association Law Students With Refugees organise une exposition photo du talentueux artiste Abdulazez Dukhan. Après le succès de son exposition en octobre, Law students with refugees vous propose cette fois-ci une exposition photo dĂ©diĂ©e Ă  la vie dans les camps de rĂ©fugiĂ© en Grèce. L’exposition se tiendra dans le hall du bâtiment K de l’ULB (campus solbosch).

🔶Vernissage le 29 mars Ă  18h00 compagnie du photographe d’Abdulazez Dukhan au bâtiment K.

🔶À PROPOS DU PHOTOGRAPHE : Originaire de la Syrie, Abdulazez Dukhan (22 ans) a commencĂ© Ă  faire de la photographie documentaire en 2016, alors qu’il Ă©tait coincĂ© dans des camps de rĂ©fugiĂ©s en Grèce. Il rĂŞvait d’apporter une autre perspective Ă  ce qui se passait. Les bĂ©nĂ©voles avec lesquels il travaillait lui ont envoyĂ© le matĂ©riel dont il avait besoin et qu’il utilise encore aujourd’hui. Depuis, il travaille Ă  la fois individuellement et avec des organisations.

🔶 L’exposition présentera une vingtaine de photos de réfugiés dans les camps en Grèce durant l’été 2017. Le but est de pouvoir sensibiliser par la photographie sur la vie dans ces camps de réfugiés

8 mars : Journée internationale des droits des femmes.

par Salma Amzile et Farah Batik

Aussi loin que l’on puisse se souvenir, les hommes et les femmes se sont toujours déplacés. Ces dernières années, pourtant, les mouvements migratoires se sont accentués[1]. Que ce soit pour des raisons économiques, politiques, sociales, culturelles ou encore climatiques, ces hommes et ces femmes, munis du strict nécessaire, quittent leur pays d’origine en quête d’un avenir meilleur.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les femmes représentent 51 % de ces flux migratoires[2]. Or, cette féminisation du phénomène migratoire semble pourtant ne pas avoir été oubliée des organismes humanitaires ou des autorités. Les femmes réfugiées ne bénéficient pas d’un niveau suffisant de protection relatif à leur situation[3]

Assurément, une femme migrante rencontrera sur son parcours un nombre important d’obstacles. Seules ou accompagnées de leurs familles, les femmes migrantes seront, en effet, exposées des violences physiques, sexuelles mais également à du harcèlement et à de l’exploitation financière tout au long de leur périple, quel que soit leur destination[4]. Pourtant, ces violences subies par ces femmes migrantes, dans une large mesure invisibilisées aux yeux des autorités, semblent plus acceptable, leur conférant ainsi le statut de coupable et non de victime[5]. Machisme, phallocratie et patriarcat n’épargnent pas non plus les femmes migrantes.

La plupart de ces femmes voyagent en famille mais pour celles qui n’ont eu d’autres choix que de partir seules, la violence et l’insécurité sont multipliées. De nombreux témoignages démontrent, par exemple, que les femmes réfugiées sont victimes de chantages les incitant à avoir des relations sexuelles avec des passeurs en échange d’une réduction de prix. Celles-ci font aussi face à de nombreux attouchements et sont par ailleurs contraintes à partager les mêmes installations sanitaires que celles des hommes, ne leur laissant pas la moindre intimité.

Les camps sont pour la plupart mixtes, renforçant ce sentiment de danger permanent auprès de ces femmes[6].

En cette journée du 8 mars, journée des droits de la femme, il est primordial de mettre en lumière leurs droits, y compris en tant que migrantes, et de prendre en compte l’ensemble des luttes pour les droits humains, sans distinction de race, d’origine et de couleur et de sexe.

En cette journĂ©e du 8 mars, il est nĂ©cessaire de rappeler que ces femmes mènent un double combat : celui d’être Ă  la fois une femme et une rĂ©fugiĂ©e.


[1] https://information.tv5monde.com/terriennes/hub/femmes-migrations?fbclid=IwAR2gBw6n5kP468dqpXfKHWHb9-D8UKnKh-m-JWG9WE-PUXkC7Dmqck0ZjU4a

[2] https://information.tv5monde.com/terriennes/hub/femmes-migrations?fbclid=IwAR2gBw6n5kP468dqpXfKHWHb9-D8UKnKh-m-JWG9WE-PUXkC7Dmqck0ZjU4

[3] https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/01/female-refugees-face-physical-assault-exploitation-and-sexual-harassment-on-their-journey-through-europe/?fbclid=IwAR3TQVqtfPXw0sjo3mFT_NCkJD8zkSkglxHwmGwvm6H-GnILu5tzK_wuI5A

[4] https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/01/female-refugees-face-physical-assault-exploitation-and-sexual-harassment-on-their-journey-through-europe/?fbclid=IwAR3TQVqtfPXw0sjo3mFT_NCkJD8zkSkglxHwmGwvm6H-GnILu5tzK_wuI5A

[5] http://mrax.be/wp/etre-femme-et-etre-migrante-une-double-raison-de-commemorer-la-journee-internationale-des-droits-des-femmes/?fbclid=IwAR2gBw6n5kP468dqpXfKHWHb9-D8UKnKh-m-JWG9WE-PUXkC7Dmqck0ZjU4

[6] https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/01/female-refugees-face-physical-assault-exploitation-and-sexual-harassment-on-their-journey-through-europe/?fbclid=IwAR3TQVqtfPXw0sjo3mFT_NCkJD8zkSkglxHwmGwvm6H-GnILu5tzK_wuI5A

Guerre en Ukraine

Quelle protection pour les personnes fuyant la guerre en Ukraine et arrivant dans l’Union européenne ?

  • Manon Dewever : Coordinatrice de Law Students With Refugees

Depuis l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie, plus de 650.000 ukrainiens ont fui vers les Etats-Membres de l’Union européenne[1]. Face à cette situation, la Commission a proposé hier, le 2 mars 2022, d’activer la directive relative à la protection temporaire, afin de fournir une aide rapide et efficace aux réfugiés ukrainiens. Aujourd’hui, le Conseil de l’Union européenne se positionnera sur l’activation de ladite directive.

Cette directive a Ă©tĂ© spĂ©cifiquement conçue pour octroyer une protection immĂ©diate aux personnes qui en ont besoin et pour Ă©viter de submerger les rĂ©gimes d’asile des États membres[2]. Elle n’a encore jamais Ă©tĂ© activĂ©e, c’est pourquoi, le vote d’aujourd’hui au Conseil pourrait ĂŞtre historique et pourrait constituer une avancĂ©e positive pour la justice migratoire en cas d’activation[3]. D’ailleurs, les associations signataires rĂ©unies au sein de la plate-forme belge Justice migratoire[4] encouragent fortement la Belgique et l’ensemble des États membres Ă  voter en faveur de l’application immĂ©diate de la directive.

Cette directive offrirait une réponse appropriée à la situation actuelle, « en ce qu’elle permet :

– L’octroi d’une protection immĂ©diate et de droits, ce qui inclut les droits de sĂ©jour, l’accès au marchĂ© du travail, l’accès au logement, l’aide sociale, l’aide mĂ©dicale ou autre, ainsi que les moyens de subsistance; pour les mineurs non accompagnĂ©s, la protection temporaire confère un droit Ă  la tutelle lĂ©gale et l’accès Ă  l’éducation.

– Une rĂ©duction de la pression sur les rĂ©gimes d’asile nationaux grâce Ă  la crĂ©ation d’un statut de protection assorti de formalitĂ©s rĂ©duites; l’objectif est d’empĂŞcher que les rĂ©gimes d’asile nationaux ne soient submergĂ©s et de permettre aux États membres de gĂ©rer les arrivĂ©es de manière ordonnĂ©e et efficace, dans le plein respect des droits fondamentaux et des obligations internationales;

– Un renforcement de la solidaritĂ© et du partage des responsabilitĂ©s: les règles prĂ©vues par la directive relative Ă  la protection temporaire tendent Ă  assurer un Ă©quilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir des personnes dĂ©placĂ©es en provenance d’Ukraine; une «plateforme de solidarité» permettant aux États membres d’Ă©changer des informations sur leurs capacitĂ©s d’accueil sera coordonnĂ©e par la Commission.

– Un soutien supplĂ©mentaire des agences de l’UE: Frontex, l’Agence de l’Union europĂ©enne pour l’asile et Europol peuvent, Ă  la demande des États membres, apporter un soutien opĂ©rationnel supplĂ©mentaire en vue d’assurer la bonne mise en Ĺ“uvre de la dĂ©cision en matière de protection temporaire»[5].

La proposition de la Commission d’activer cette directive, permettrait ainsi aux ressortissants ukrainiens (et les personnes qui ont fait de l’Ukraine leur lieu de vie et les membres de leur famille) dĂ©placĂ©s en raison du conflit d’avoir droit Ă  cette protection dans toute l’Union europĂ©enne[6]. Il est par ailleurs Ă  noter que les ressortissants de pays tiers non ukrainiens et les apatrides qui rĂ©sident lĂ©galement en Ukraine et qui ne peuvent retourner dans leur pays ou rĂ©gion d’origine, tels que les demandeurs d’asile ou les bĂ©nĂ©ficiaires d’une protection internationale et les membres de leur famille, se verront Ă©galement accorder une protection dans l’UE[7]. En revanche, les autres personnes en sĂ©jour rĂ©gulier en Ukraine pour une courte durĂ©e et qui sont en mesure de retourner en toute sĂ©curitĂ© dans leur pays d’origine ne relèveront pas du champ d’application de cette protection[8]. NĂ©anmoins, elles devraient ĂŞtre autorisĂ©es Ă  transiter par l’UE avant de regagner leur pays d’origine[9].

En Belgique, l’Office des Etrangers conseille d’ailleurs, sur son site internet, aux ukrainiens se trouvant en Belgique d’attendre que cette protection temporaire soit en vigueur avant d’introduire leur demande de protection internationale[10].

Pour finir, la Commission a Ă©galement prĂ©sentĂ© des lignes directrices opĂ©rationnelles contenant une sĂ©rie de mesures contribuant Ă  garantir une gestion efficace des frontières, en vue d’aider les personnes fuyant la guerre Ă  trouver refuge sans dĂ©lai, tout en maintenant le niveau Ă©levĂ© des contrĂ´les de sĂ©curitĂ©.

 


[1] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_1469

[2] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_1469

[3] https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/directive-europeenne-protection-temporaire-activee

[4] CNCD-11.11.11, Caritas, LDH, CIRÉ, MOC, Amnesty International Belgique, Vluchtelingenwerk, 11.11.11, Orbit, ABVV-FGTB, ACV-CSC, JRS.

[5] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_1469

[6] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_1469

[7] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_1469

[8] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_1469

[9] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_1469

[10] https://dofi.ibz.be/fr/themes/ukraine/protection-temporaire

 

Law Students With Refugees !

Etudiant.e.s de l’ULB dĂ©sireux.euses d’offrir de l’aide juridique aux demandeurs d’asile.

Informations supplémentaires

Les rĂ©centes images du sort rĂ©servĂ© aux rĂ©fugiĂ©s de zones de guerre arrivĂ©s aux portes de l’Europe ont fait le tour de la toile et nous ont grandement Ă©mus. Nous vivons la plus grande crise de l’accueil des rĂ©fugiĂ©s depuis la seconde guerre mondiale.Face Ă  l’inaction des responsables politiques europĂ©ens et voire, dans certains cas, leur rĂ©ponse rĂ©pressive, beaucoup de citoyens europĂ©ens ont rĂ©agi avec indignation. Partout, des initiatives solidaires et citoyennes se crĂ©ent pour venir en aide aux migrants .Souvent fatiguĂ©s de leur long pĂ©riple et dans une situation plus que prĂ©caire et incertaine, les demandeurs d’asile ne sont, malheureusement, pas aux bouts de leur peine au sein de nos frontières. En effet, il leur faut encore affronter le labyrinthe juridique Ă  la belge. Souvent seuls et sans ressource, ceci relève du parcours du combattant. Une Ă©preuve de plus… C’est pourquoi LSWR a vu le jour, afin d’informer les demandeurs d’asile sur le parcours administratif et juridique qui les attend. Tu voudrais participer Ă  la crĂ©ation du groupe de permanence juridique ou assurer quelques heures de permanence ?

Contacte notre groupe dédié aux bénévoles LSWR dès à présent